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  1. Mercredi on a commencé par aller au bazar (en dolmus <3) pour voir les vendeurs de piles, de lampes de poche, et de sacs Vuitton (mais pas les 3 à la fois). L’ambiance est assez similaire à celle du métro en heure de pointe, sauf que là c’est des mamies qui te foutent par terre.
    Profession : vendeur de coqs

    Profession : vendeur de casquettes

    Profession : vendeur de roues de bicyclette

    Ensuite on a pris le bus pour aller à Iznik.

    Marie a déjà fait un article sur la ville, mais en gros c’est une petite ville au bord d’un grand grand lac, surtout connue pour sa mosaïque super choupi, et aussi pour ses ruines. Il y avait un vent de fou, d’où les scènes de fin du monde au bord du lac (oui, c’est souvent la fin du monde en Turquie). On a eu un franc succès auprès des gens qui passaient en voiture au bord de l’eau, qui ont du coup fait genre 3 aller-retours pour mieux nous voir. Smaranda a mangé une olive qui n’était pas bonne, on a vu une voiture de sarari perdue au milieu de la jungle d’un jardin, et on s’est pris du sable dans l’œil.
    La mosquée était absolument magnifiquement trop stylée, vu que le minaret était en mosaïque. 



    On est pas allées au musée parce qu’on avait la flemme et que les musées c’est caca (nous sommes les déchets de l’enseignement supérieur français, on peut le dire)(en même temps je peux me vanter d’avoir une connaissance extensive des musées de pots cassés, d’où mon dégout intérêt profond pour la chose)


    En plus les gens d’Iznik étaient mais genre TROP gentils. Smaranda et Marie se sont même fait draguer par un enfant de 8 ans et sa petite sœur. Et on a mangés des genre de kebabs trop bons aussi.


    Encore et toujours de l'ayran, un genre de lait fermenté qui accompagne les trucs épicés =>




    Sinon à part ça, on a vu un cimetière, et ça, ça fait toujours plaisir. Surtout qu’il y avait une mamie en train de pelleter une tombe. J’avoue que malgré leur réputation sulfureuse, les cimetières d’Edinburgh ne m’ont jamais permis de me retrouver face à face avec un déterreur de cadavres (et pourtant je suis assidue).  




    Mais en fait il y a UN truc qui ne m’a vraiment vraiment vraiment pas plu à Iznik, c’est la façon dont les ruines antiques étaient traitées. On est allées voir l’amphithéâtre et c’est genre une catastrophe. Ils avaient vite fait fermé le secteur avec des grilles (probablement par honte) et on a eu un peu de mal à entrer ( et après on s’est faites virer fissa), mais on en a vu assez pour constater l’étendue du problème. A l'intérieur du périmètre il y avait une bande de mecs qui passent leur journée à courir dans les ruines, sans faire gaffe, et qui étaient apparemment chargés des excavations (et autant vous dire que vu leur tronche ils avaient pas bac + 7). Je pense qu’ils savaient même pas ce qu’est un amphithéâtre, ni même que la chose qu’ils utilisaient comme aire de glandouille était un amphithéâtre. Ca faisait juste mal aux yeux, j’avais envie de leur foutre des claques ert juste d’interdire aux turcs de toucher à leur propre patrimoine tellement ça puait l’amateurisme. Quoique des amateurs en sauraient probablement plus que la bande de consanguins qui jouaient aux archéologues à Iznik. VOILA. PAS CONTENTE. ÉTUDIANTS ARCHÉOLOGUES FRANÇAIS, VIENDEZ EN TURQUIE, Y’A DU POTENTIEL PAS EXPLOITE. 

    Ambiance...

    lol


    Bon, après on a repris le bus dans l’autre sens, je me souviens plus trop mais on était super late, je me suis rendu compte que j’avais oublié d’imprimer mon billet d’avion, et comme j’ai l’habitude du low-cost j’ai un peu flippé, une fois arrivées à Adapazari on s’est rendu compte qu’il n’y avait PAS DE BUS, on a dû prendre un taxi (breaking news, c’est aussi cher qu’à Paris). Après on a repris un bus vers Istanbul juste avec Marie cette fois-ci, et une fois arrivées là-bas on s’est  rendues compte qu’il n’y avait PAS DE BUS DE RETOUR LOL. Marie était donc condamnée à passer une soirée de plus avec moi, et qui plus est une nuit dans un fauteuil pourri d’aéroport. Paix à son âme, mais surtout BIG UP parce qu’elle aurait très bien pu m’abandonner à mon propre sort et ne pas m’accompagner à Istanbul, s’épargnant ainsi bien des galères (et des maux de dos).

    Au retour j’ai ENCORE dû courir pour attraper mes correspondances (2 changements cette fois-ci, ça va c’est pas trop le bout du monde la Turquie), et ils en sont même arrivés à APPELER MON NOM DANS L’AEROPORT A MAINTES REPRISES. Fun fact : il est littéralement IMPOSSIBLE d’attendrir un douanier Allemand, même quand il y a la queue pour les passeports, que ton nom est en train d’être appelé «last call, Kamil Tchurine », et que tu as envie de pipi. Le fait de prendre 3 avions différents avant midi a ceci dit un grand avantage : 3 PETITS DEJ YOUHOU. J’ai débarqué à Edinburgh totalement claquée, j’ai pris le TAXI ENCORE (le luxe ce voyage, sérieux), aussitôt arrivée j’étais dans mon lit, et on ne m’a plus revue pendant 24h.
     

    ET VOILA LA TURQUIE C’EST TROBIEN, ALLEZ-Y QUOI. 
    Et prenez Lufthansa of course *placement produit*.

    Bonus :

    Le pirate d'eau douce





    Marie qui nous attendait de pied ferme :D

  2. Turkey, day 5 : farniente, olé.

    vendredi 18 mai 2012

    Mardi, les photos parlent d’elles-mêmes.




    Le soir on a mangé des pide trop bons qui sont des genre de machins avec des trucs dedans.  Et des borek aussi, qui sont des genre de trucs roulés avec des epinards. OM NOM NOM NOM


  3.                Lundi on a commencé par aller à la fac parce que Marie avait deux cours. Un cours d’histoire, et un cours dont j’ignore le sujet vu qu’on a juste bu du thé en discutant. Enfin on a bu du thé et discuté pendant l’autre cours aussi. Dans la fac il y’a des étudiants qui sont payés pour apporter le thé aux profs sur des petits plateaux, et je jure que le jour où on a ça à P4, j’arrête de me plaindre. Les bâtiments sont au bord d’un lac, tranquillou, et aussi le réfectoire est pas cher, c’est le bien. JE CONFIRME LES PROPOS DE MARIE, IL Y A EN EFFET DES MACHINES A SOUS DANS L’ENCEINTE DE LA FAC, DES MACHINES A ATTRAPER DES NOUNOURS MEME. Et elles occupent effectivement les seules prises disponibles. CULTURE SHOCK.

                       Aussi , pour aller et revenir de la fac on a pris un DOLMUS, et c’était trop bien. Comme Marie l’a déjà expliqué ce sont des genre de mini-bus un peu rustiques, qui servent de taxi mais ont un trajet prédéfini. Ils vont VITE.

    L'interieur d'un dolmus, avec la porte qui ne ferme que dans les bons jours.
                    Je n’ai pas eu la chance de monter dans un dolmus plein à craquer, mais on a eu notre dose d’aventures, quand on a voulu se rendre au terminal de bus et qu’il n’y avait pas de dolmus qui allait dans cette direction. Pour une sombre raison que j’ignore on a eu un dolmus pour nous toutes seules, pour le même tarif. Et le conducteur a mis du Rihanna parce qu’il a pensé que comme on était des filles pas turques, on ne devait pas écouter Tarkan (FAUX).



                   Après on a voulu attraper un bus pour Iznik et on l’a raté, on s’est donc rabattues sur Karasu. C’est la meilleure idée qu’on ait eue de notre vie, environ. Cette « ville » est démentielle. On se serait cru au Texas slash Mexique combo Sarajevo. Ce n’était pas exactement ce à quoi on nous attendait vu qu’un pote de Marie nous avait vendu la chose comme une « station balnéaire », mais dans les faits c’était MILLE FOIS MIEUX. On a été accueillies direct par un parc d’attraction abandonné, tout croulant et rouillé, en mode Silent Hill. Après, on est allées sur la plage, qui était positivement dégueulasse, avec un milliards de trucs abandonnés dans le sable. La croisette (lol) était bordée de cafés/restaurants pour touristes en ruines, et ceux qui étaient ouverts (un miracle vu que la ville était déserte) vendaient des glaces magnum périmées. Et de la viande verte.

    Dans les rues pas goudronnées passaient à fond des bandes de Hell’s Angels  de 12 ans sans casques sur des mobilettes plus vieilles qu’eux. 
    Youhou ! Notez le clown freaky en arrière plan. R.L Stine a dû s'inspirer de cet endroit.

    Globalement je dirai que les habitants avaient tous des têtes de PIRATES. Voilà. 

    Bref, vous aurez donc deviné que j'ai kiffé ma race cette journée de failitude controlée, et que KARAKARAKARASU c'est un peu le PARA PARA PARADISE. Mais faut pas y rester plus de 8h quand même.
    Disneyland local, clairement
    Et sur le retour on a vu passer des cygognes.

    Et v’la comme je vous bacle un article. Gros bisous. Ici il pleut, il y’a du vent, il fait moins de 10, mais les gens prennent quand même le thé en terrasse. SCOTLAND.

    PS : de retour à Adapazari on a longé un camp militaire et c’était rigolo parce que les gars ils rigolent trop pas didonc. J’aurai probablement profité de la situation un peu plus si j’avais pas eu UNE ENVIE DE FAIRE PIPI A CREVER. Et je m’en souviens 3 semaines plus tard, c’est pour dire. VOILA. AU REVOIR. 




    Des weshwesh locaux




  4. Turkey, Day 3 : Buyukadada. ihih

    vendredi 27 avril 2012


    Dimanche on est allées à Buyukada, l’une des iles des Princes, qui sont au large d’Istanbul, dans la mer de Marmara. On a pris un ferry pour une traversée d’1h30. Sur le pont il y avait des vendeurs de sinit, les anneaux de pain au sésame dont j’ai déjà parlé… mais là les Turcs les achetaient surtout POUR NOURRIR LES MOUETTES, qui nous ont suivis pendant tout le trajet et attrapaient les bouts de pain en plein vol. C’était choupi et tout.

    On est d’abord passées par des îles moindres, qui étaient quand même un peu stylées, certaines couvertes de sapins, d’autres de maisons secondaires.





     Sur Buyukada  j’ai commencé par m’acheter une couronne de fleurs, comme la grosse touriste couillonne que je suis, et après on est allées louer des vélos pour faire le tour de l’île. Les voitures y sont interdites donc tout le monde loue soit des vélos, soit des ânes, soit une carriole. Un loueur de vélo nous a proposé d’en louer à 15 TL la journée (un peu moins de 7 euros), puis un autre vendeur de la même boutique, nous voyant partir, nous a proposé la location à 10 TL. Nous voilà donc parties sur nos VTT avec un plan de l’île qui nous a plus servi à nous perdre qu’à autre chose (il n’y a que deux routes, j’ai réussi à me tromper, yeah). On n’a pas réussi à trouver la maison de Trotski, mais on en a vu pléthore d’autres super stylées.







    L’île a longtemps été le repaire estival de la bourgeoisie stambouliote donc ils se sont construit des baraques par trop moches. Et ce qui est encore plus sympa est que pas mal de maisons sont maintenant en ruine. ET LES RUINES C’EST LE BIEN. La ballade était fort agréable, on a acheté des bouteilles d’eau à des mamies sur le bord de la route, on a vu un cheval mort, pleins d'autres qui galéraient dans des champs plein de boue (les canassons étaient pas super bien traités (euphémisme)), et même une vache normande. 

    Normande vs. Normande


    On a aussi grimpé une pente de malade (big up à Marie qui a tout fait à vélo alors qu’à pieds j’étais essoufflée) pour atteindre l’ancien orphelinat grec qui est positivement un truc de malade. Il est considéré comme étant le plus long bâtiment en bois d’Europe, et euh, ouais c’est grand. Bon forcément, on est bien en Turquie, il est laissé à l’abandon avec juste un gardien. Ils se sont fendus de quelques tuyaux anti-incendie par-ci par-là pour faire genre que c’était entretenu, MAIS BON.


    Il a été construit à la toute fin du 19e, par un Français, et a été déserté dans les années 60.
     Je pense que si j’avais pu entrer dedans ça aurait à peu près été le plus beau jour de ma vie CAR LES RUINES C’EST LE BIEN. La seule photo disponible de l’intérieur se trouve ici : CLIC  et on est d’accord pour dire que c’est pas moche.

    Une des mamies à qui on a acheté de l'eau

    On était les premières à l’embarcadère pour le prochain bateau et les turcs m’ont montré à quel point il était IMPOSSIBLE d’être la première à bord. On était une vingtaine à attendre pour un ferry qui peut contenir genre 200 personnes, et les gens se sont quand même mis à courir dès que les barrières ont étés ouvertes. Je ne comprends pas. Moi aussi je voulais être la première sur le bateau, mais c’est parce que je suis bête, c’est pas pareil. EUX C’EST CULTUREL. Iihihih. (J’aime bien les Turcs en vrai, ils sont sympatoche)

    Le ferry est repassé par toutes les autres îles avant d’atteindre Istanbul, et du coup il s’est rempli à capacité. Si notre statut de fillasses aurait normalement dû nous protéger d’être écrabouillées contre un mec vu que ce serait grave haram de s’assoir à côté de nous, c’était sans compter sur la communauté  grecque d’Istanbul qui s’est matérialisée à nous en la forme d’un vieux Grec et de ses copines, qui ont décidé non seulement de nous aplatir contre le mur MAIS AUSSI de devenir nos meilleurs potes. Tranquilou bilou on a parlé d’un chanteur Français que je croyais Espagnol et dont j’ai déjà re-oublié le nom (Marie, si tu passes par là…), le vieux Grec a poussé la chansonnette, ses copines ont gloussé, et après il m’a mis une grande claque dans le dos en me disant « PARDON ». Au début j’ai cru qu’il était sorry pour la claque, mais ce n’était pas logique. Et puis il a pointé son sac, et en a sorti UN ŒUF POURRI PEINT. Ou peint pourri. Bref. Il était surtout pourri. D’où l’odeur PESTILENCIELLE qui émanait de mon voisin. Et puis il m’a dit qu’il revenait de l’Eglise. Et je me suis rendu compte que c’était les Pâques orthodoxes. Ca puait quand même.

    Une fois sur le Bosphore, le paysage est devenu carrément idyllique. 



    On est ensuite retournées à l’auberge pour récupérer nos bagages, on a pris le ferry pour traverser le Bosphore vers l’Asie, on a cru qu’on allait couler, je n’ai pas réussi à être la première à sortir du ferry parce que les gens marchaient carrément sur la porte en train de s’abaisser, on a pris le bus, et on est arrivées à Adapazari wouiihiiiii.

    Le Bosphore de nuit


     La suite au prochain épisode !





    Kiss kiss ! (big dédicace à tous les fans de Tarkan)


  5. Turkey, day 2 : Tsunami à la Havane

    dimanche 22 avril 2012



    Samedi on a commencé par se gaver de thé et de fromage à l’auberge, on a parlé avec des Français sympas (je sais, ça m’a surprise moi aussi), on a réessayé d’aller à la mosquée bleue, mais il y avait re-la queue, et ensuite on est allées au Grand Bazar qui envoie grave du pâté.

    La vue de l'auberge.

    Ambiance Grand Bazaar avec Ataturk qui nous surveille


    Ceci n'est pas une pipe.


     Ils vendaient surtout des trucs pour touristes du coup, mais c’était coule quand même. Et puis un mec m’a dit que j’avais l’air Grecque. C’est surement le nez (?).  Mais j’ai pas acheté son collier pour autant. On a re-pris un thé, et j’ai appris le turc en 5 minutes, ce qui a provoqué l’hilarité d’un serveur. BREF.


    Cours minute de turc.
     Après on est sorties du bazar touristique pour aller se perdre dans des rues pleines d’autochtones qui nous dévisageaient,  et on a pris un bus pour aller dans les quartiers de Balat et de Fener. 

    Epic pic d'un vieux en train d'éponger du sang sur son pied (après il a jeté le mouchoir par terre) et d'un mec qui le regarde en utilisant la pente de la rue comme transat. Normal.

    Élément très important pour la compréhension de la suite de cet article : voici les chaussures que je portais ce jour là.


    C’EST ALORS QU’IL COMMENÇA A PLEUVOIR DES HALLEBARDES. Les quartiers où on s’est retrouvées était super choupis, ça ressemblait à la Havane (je suis jamais allée à la Havane), même une fois que les rues furent transformées en TORRENTS DE BOUE.

    Un quartier très choupi

    Marie a conservé un peu de son honneur grâce à son parapluie.

    Mario et des pots de fleur

     Mon amour pour les parapluies a fait de moi une serpillère ambulante, et on a fini par se réfugier dans un genre de boulangerie pour prendre un thé et se remettre de nos émotions. Après ça on est rentrées et sur le chemin un mec a essayé de me parler.

    Scène reconstituée :
    Mec : oihe rugfh ozsgv orih !!! IUgfbvieubhv ! IUJBGIUFRBVI !
    Moi : ……… !!!!!!! part en courant vers Marie
    Marie : bah qu’est ce qu’il y a ?
    Moi : Un mec a essayé de me parler !! On m’a parlé !!! J’ai peur !
    Marie : C’était qui ?
    Moi : Je sais pas, UN ARABE.

    (voilà, quiconque aura une vague notion de géographie rira bien fort)


    Sur le chemin du retour on a carrément vu des scènes de fin du monde rapport à la pluie dans des rues en pente. 



    On a profité de la situation pour aller à la mosquée bleue, vu que les touristes avaient déserté la place. C’était coule, mais je me souviens surtout du fait que j’étais très mouillée.
    Un élément sympatoche au sujet de la mode locale : ici quand il pleut on se met un sac plastique sur la tête. Voilà. C’est très joli, certaines personnes arrivent à le nouer genre turban, d’autres y vont juste à la bonne turquette. Autant vous dire qu'on se serait cru pendant la fashion week.

    Un Turc sous la pluie. Bim, c'est le nom des supermarchés ici.


    APRES ON EST RENTRÉES A L’AUBERGE POUR SE METTRE AU SEC (et essorer nos vêtements). 
    La rue de l'auberge. vec le cambrioleur des Sims qui se carapate au milieu.



    Dans la chambre il y avait une nouvelle, une Finlandaise qui revenait de 3 mois dans un monastère en Inde, où j’imagine qu’elle a passé ses journées à faire le poirier. Avant de se coucher (à 21h) elle est restée assise sur son lit le regard fixe pendant genre 1h. La Russe qui nous parlait russe en croyant qu'on comprenait était toujours là. Bref.


    Et je finis avec la meilleure photo tu monde et de l'univers, prise par Marie : 
    Alors oui, la mamie est rigolote, mais regardez bien en haut... ELLE COPIE LE PIRATE


  6. Turkey - Part 1 - An Epic Journey

    vendredi 20 avril 2012



    Mon aventure héroïque a commencé à 10h30 jeudi matin, quand je me suis rendue compte que j’étais un peu grave à la bourre rapport à ce que ma valise était pas finie, qu’il me restait à imprimer mon boarding pass, et que l’aéroport c’est pas la porte à côté. Au terme d’une série d’efforts surhumains accomplis avec une paire de chaussures neuves (=douloureuses), je suis arrivée à l’aéroport à midi, en AVANCE donc. J’enregistre ma valise, puis je vais à la porte d’embarquement, après avoir mangé des chips (breaking news quoi). Et voilà pas qu’on nous annonce que l’un des membres de l’équipage est malade et que du coup il leur faut 20 volontaires pour prendre le vol suivant. Comme j’ai 7h d’attente à Francfort, j’aurais pu me porter volontaire. Mais comme je ne suis pas de nature généreuse j’ai laissé d’autres gens se dévouer.  Mais tout le monde pensait comme moi, du coup les hôtesses ont commencé à flipper et ont dévoilé qu’une compensation serait donnée à ceux qui se porteraient volontaires. Tout à coup, j’étais volontaire. Le prochain vol étant à 18h30, j’avais moins d’une heure à Francfort (aka l’aéroport le plus géant du monde et de l’univers) pour attraper ma connexion vers Istanbul, mais 250 euros le sprint, ça me va.

    On ressort ma valise de l’avion, on me donne un voucher à récupérer en cash au comptoir Lufthansa (au passage : Lufthansa = MEILLEURE COMPAGNIE AÉRIENNE AU MONDE, en gros) + 10 euros de bons d’achat pour manger dans l’aéroport + un accès au Business Lounge + un nouveau billet. J’ai commencé par me taper la salade du siècle chez Eat. (où je ne vais jamais parce que 7 euros la salade faut pas déconner) puis je me suis dit que j’allais tester le Business Lounge pour rire. ET ALORS LA MES AMIS ! Non mais la BLAGUE. Limite les chiottes elles étaient en marbre quoi. Un espace GÉANT avec les vues sur les endroits les moins moches du coin (les montagnes et non les pistes, donc), des canapés moelleux, des écrans plats avec plein de chaines trop coules (j’imagine, j’ai pas essayé),  PLEIN D’HOMMES D’AFFAIRE EN ÉTAT D’EBRIETE (oui, parce qu’il y avait aussi buffet et alcool à volonté), ET un genre de soubrette qui venait nous demander si ça allait et ramasser nos ordures. Sympa quoi. Dommage que j’aie été super stressée à cause de mon vol, ce qui m’a empêché d’apprécier ce joyau de l’ère moderne à sa juste valeur. Parce que mon avion a été annoncé avec 15min de retard. Ce qui signifiait moins de 30min pour pécho mon vol à Frankfurt, ce qui signifie LA MORT. Parce que EN PLUS à Francfort, ils arrêtent VRAIMENT l’enregistrement 30min avant le décollage, parce qu’il y a un couvre-feu à 23h et que ça rigole pas avec les couvre-feux, les Allemands. Ihih. Roooh. Bref.

    J’ai sprinté, j’ai eu mon vol, un Allemand a dit « oh these French people » à une collègue à cause de moi, et je me suis retrouvée assise à coté d’un gros indien (c’est ma malédiction, à CHAQUE FOIS que je prends l’avion j’ai le droit au gros indien qui commande du curry, c’est la vie). 

    Arrivée à Atatürk (lol)(big dédicace à Martine, qui ne lit pas ce blog) les formalités douanières furent absolument ahurissantes (genre les douaniers qui écoutent de la musique locale en regardant la télé, les pieds sur une chaise, avec un agent chargé de faire passer en priorité les gens qui ont l’air sympa (pas moi)). Le début du culture shock.

    Bref, je fais la queue longtemps, et puis je vais récupérer ma valise. Dans mes rêves. PAS DE VALISE ! La première réflexion que je me fais c’est que j’aurais vraiment dû mettre un slip dans mon sac à main, plutôt que l’intégrale de Sartre et Beauvoir. Je demande à un mec qui me dit « please office, office » et me montre un bureau dans lequel  j’entre, une dame arrive et me jure sur ma tête de sa mère que ma valise va arriver (lol donc), en faisant genre la meuf sympa et genre « les valises arrivent toujours » alors que bon SOYONS HONNÊTES, NOUS SOMMES EN TURQUIE ! (#préjugéfondé)(#pirequelespagne)(#caveutdirebeaucoup) Elle me demande dans quel hotel je dors, je lui réponds que je sais pas, mais que je vais appeler mon amie. QUI NE RÉPOND PAS, HEIN MARIE. ALORS QU’IL N’ÉTAIT QUE 3 HEURES DU MAT, SALE INGRATE. Bon après Marie a répondu à mon SMS, en m’informant donc que l’auberge s’appelait « Istanbul Hostel ». Ce que je dis à la meuf, qui me prend pour une demeurée. Normal en même temps. Bref, 3h plus tard j’ai réussi à lui donner un numéro de téléphone valide qu’elle recopie extrêmement mal, ainsi que l’adresse d’une auberge où on a même pas de réservation.

    Après j’ai dormi sur un banc au milieu d’un groupe d’hommes qui me fixaient du regard, ce qui ne m’a pas empêché de roupiller comme un bébé parce que fuck off, j’étais fatiguée. Et puis j’avais la chance de ne pas avoir à surveiller ma valise ! Vers 8h quand Marie est arrivée, j’avais déjà fait le deuil de mon t-shirt préféré, mais pas de mon vieux pull h&m, j’avais fait la liste de mes possessions (= un porte-feuille, 3 bouquins, un ordinateur déchargé, un portable déchargé, un appareil photo, une banane)(Alors oui d’ailleurs, on m’a VOLE ma banane pendant que je dormais !!!!)(Welcome to Turkey)

    Ensuiiiiiite Marie est arrivée avec des chaussettes en rab (=messie), on a pris le métro, puis le tram (premier contact intime avec le turc viril)(pléonasme, surtout l’odeur)(c’est même pas vrai mais j’avais envie de le dire).

    Notre guide pour la journée


    On est allées à l’auberge et alors LA autant vous dire que le quartier est pas moche. Les autochtones y ont construit des mosquées à tour de bras, et puis c’est pas de la demi-mosquée hein, c’est de la mosquée balèze. Balèze genre « OH MY GOD MAIS WHY ? ». Et puis aussi, pourquoi mettre qu’un minaret quand on peut en mettre SIX D’UN COUP ? Allez hop, on est pas aux pièces ! L’auberge est INTÉRESSANTE. Genre le mec commence par nous faire une ristourne parce que Marie est trop sa pote (et qu’elle parle trop bien turc, petit talent qu’elle nous avait caché)(elle envoie carrément des SMS EN TURC, NO COMMENT). La chambre est coule, genre chambre d’auberge normale mais en mieux un peu (parce qu’elle n’abrite pas un sikh qui se lève au milieu de la nuit pour faire des ablutions, probablement). Les murs sont faits de polystyrène, autant vous dire que j’espère que personne ne vas avoir envie de fumer dans son lit. Par contre les toilettes et les douches sont euh… enfin bref, couleur locale.

    Notre rue


    Aprèèès on a bougé à Topkapi, le palais des sultans, où on a vu leurs trônes géants, leurs diamants géants, leurs canapés géants et plein de pièces où on nous expliquait RIEN (cf : la conf de Rennes II sur la patrimonialisation en Turquie), et une vue à chialer sur le Bosphore. Aussi, on a mangé un simit, un genre d’anneau de pain au sésame qui s’achète à des vendeurs ambulants. Je suis pas certaine que la visite vaille les 20 TL que j’ai lâchés pour ça, parce que si les bâtiments/bijoux sont super chouettes, bah rien n’est expliqué donc on se sent un peu con. Enfin il y avait quand même des épées et des pistolets de la taille d’une Twingo. 

    Une touriste asiat' de haut niveau

    Des mosaïques stylées dans Topkapi mais on sait pas c'est quoi ça représente.

    Une vue pas dégueu sur le Bosphore

    Une vue dégueu sur le Bosphore parce que Marie s'est mise devant la bâtarde




    Coucou
    Ouaaaah


    On a aussi vu une mouette qui avait une brindille dans le bec et qui s'est envolée avec !!!!!!




    On est ensuite allées dans Sainte Sophie et je vais me contenter de mettre des photos parce que j’y suis morte un peu. J’Y AI LAISSE UN PEU DE MON ÂME QUOI.

    OUAAAH

    COMMENT CEY BO

    LA VACHE

    T'AS QUOI COMME APPAREIL ?
    COUCOU


    Après on a voulu aller à la mosquée bleue, mais c’était vendredi + l’heure de la prière, donc fermé aux touristes. On a quand même regardé un moment les gens aller et venir, faire leurs ablutions, et tout et tout. Et après en repartant on s’est rendu comptes que pas mal d’hommes priaient dans la rue parce que la mosquée était blindée. Pourtant elle est grande. Du coup j’ai une jolie photo d’une rangée de fesses . You’re welcome. 

    Ihihihihih


    Après on est allées à la citerne basilique Yereban c’était un peu ouf aussi, même si on nous a rien expliqué à ce qui se passait. C’était une citerne souterraine avec des colonnes pas moches, certaines étaient taillées et tout, et il y avait deux têtes de Méduse de 1m sur 1m qui servaient de pied à deux colonnes, mais l’une était à l’envers, et l’autre couchée sur le côté, et c’était coule. Surtout parce que personne ne sait pourquoi elles ont pas été posées droit. Et comme les Turcs ont pas l’air d’être méga au taquet en terme d’intérêt porté à leur histoire (en dehors d’Ataturk, entendons), bah on saura probablement jamais :D

    La tête de Méduse

    Une citerne pas trop moche


    Après ça on a traversé le pont de Galata et on est passées en Asie ! Sur le pont il y avait plein de pécheurs qui péchaient donc dans le BOSPHORE (cherchez l’erreur), et sur le passage piétonnier du pont, il y avait des restaurants servant du poisson. J’ose espérer que les deux activités n’étaient pas liées. Au fond je préfère pas savoir.

    Petite session pêche tranquillou pour récupérer des poissons qui brillent dans le noir / ont 4 têtes.


     En Asie on a pris un funiculaire pour monter à la tour de Galata, puis on est allées se promener dans Taksim, le quartier « européen », où je me suis acheté deux robes, 3 slips, et un collant, pour compenser la perte de ma valise.
    A peu près à ce moment là on a failli mourir de fatigue, puis on s’est mollement dirigées vers l’auberge, en attrapant un Tavuk Durum au passage (poulet/salade/tomate/jus de citron, dans un wrap chaud, omnomnomnom), qui d'ailleurs a été réalisé dans des conditions d'hygiène plus que douteuses. Mais que diable, c'était bon. ET VOILA. Et aussi dans notre chambre à l’auberge les autres filles étaient folles (à 21h tout le monde ronflait).

    Ps : dans le hall de l’auberge trônait ma valise. IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH !

    Pps : Marie a martyrisé des animaux, comme à chaque fois qu'on voyage ensemble :